Bonjour à vous tous!
Voici le petit compte-rendu rituel de l’atelier de la vague du 1 mars.
Exploration au pays des costumes…
Nous avons débuté la journée dans une marée de fringues en tout genre.
Chacun, inspiré par différentes évocations aquatiques, s’est composé une
ébauche de costume à partir de vêtements tout à fait commun.
Chaque personne s’est découvert une allure propre, une tonalité, une ligne
personnelle qui n’est pas celle de son quotidien, mais celle de son
individu dans la vague.
J’ai remarqué une certaine tendance pour la superposition des couches
(sans tomber dans l’excès ou la caricature), l’effet mille-feuilles
éveille l’imaginaire…
Pour aller dans ce sens et pour permettre de jouer avec les costumes, j’ai
proposé de prendre un premier principe commun:
Toute couche supérieure du costume doit pouvoir s’ouvrir.
Nous laisserons donc de côté (ou en dessous) pulls et T-shirts, au profit
des chemises, impers, gabardines, peignoirs, gilets, etc.
Comme second principe, nous travaillerons principalement le costume dans
sa doublure.
Elle sera la même pour chacun, pourquoi pas dans l’idée de ce morceau
argenté de bâche-tissée souple que plusieurs d’entre-vous ont glissé sous
leurs habits.
Notre curiosité s’est également éveillée aux sons de frottements que
produisaient certains impers… et l’après-midi, une nouvelle participante
est venu nous rejoindre. En lui racontant les explorations matinales,
Sylvie a émis l’idée de glisser entre l’habit d’origine et la doublure, du
papier plastique crépitant… et si chaque costume crépitait… j’aime
cette idée.
Reliés par un écho commun, monsieur et madame tout-le-monde forment une
même famille.
Cet écho, nous le travaillons dans les mouvements de la vague et je
trouverais beau que les costumes entrent en résonance même lorsque les
doublures sont dans l’ombre.
Un son commun qui naît du contact et accompagne les mouvements, un son
commun qui prend à contre-courant la sensation sonore à laquelle on
s’attend en voyant vos vêtements… et la vague qui s’éparpille ou se
faufile parmi les spectateurs, un contacte qui peut laisser une emprunte
sensible chez le spectateur …
Bref, j’imagine…
L’après-midi, l’atelier de la vague s’est rendu à un rendez-vous
inattendu. A 14 heures, un « freezing » avait lieu à la gare centrale. Une
expérience qui a permis de mettre en évidence toute l’importance des
transitions. Le début et la fin de cette action, fûrent très flou.
Je pense que la magie de ce type d’événements ne réside pas dans le fait
qu’un certain nombre de personnes s’arrêtent durant 5 minutes dans un lieu
public, mais lorsque ces personnes s’arrêtent au même moment sans signal
et sans être regroupées, puis redémarrent ensemble de manière fluide, dans
un même élan collectif…
Si une once de magie traînait encore dans le hall de la gare, une
multitude de cameras et de téléobjectifs étaient là pour éradiquer toute
forme d’intrigue et de mystère. Mais peut-être que cet événement vu sous
un autre angle pouvait être pas mal…
La suite de la journée, nous l’avons passée en salle à travailler le jeu.
Après avoir réveillé nos corps et fait quelques exercices de confiances
deux par deux, le groupe a pris possession de l’espace et la vague Ã
commencé à vivre. C’était très beau !
L’impro de groupe a débuté avec deux possibilités : la marche et l’arrêt.
Puis, de nouvelles possibilités sont rentrées en jeu, je retiendrais
celles-ci :
Marcher éparpillés ou marcher dans la même direction, tomber, rester au
sol, se relever. se grapper. La grappe qui part en tourbillon, la grappe
fixe et mouvante comme une plante aquatique, la grappe qui « vocalise »…et
des grands pas de côté…
Nous avons également proposé des rythmes et des durées différentes. Cet
aspect du travail est à développer. Je pense qu’il peut donner réellement
vie aux différents mouvements, c’est le souffle de la vague, sa
respiration…
Dans sa progression, une vague ne va pas que de l’avant, mais également
vers le haut et le bas, ponctué de moments de suspension… elle peut
surprendre, se répandre en un clin d’oeil ou se regrouper en une masse
homogène et fluide.
Je noterais un bel enchaînement :
marche éparpillée – petit à petit, marche dans le même sens – le groupe se
grappe – la grappe forme un tourbillon – arrêt mouvant – tomber – se
relever – marche…
Ce samedi 15 mars, nous travaillerons essentiellement le jeu. L’atelier
sera animé par Leslie Marschalk, le rendez-vous est toujours à 10 heures
au 37 rue de la cazerne.
Tenue souple, petit pique-nique,
…et comme d’ab, faites circuler ce mail comme un raz-de-marée sans dégât Ã
toutes personne que le projet peut intéresser… confirmez votre présence,
la vague à besoin de prendre de l’ampleur maintenant !
A samedi,
bise,
Sonia.










