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Le Magicien d’eau, de Babel à la Zinneke Parade, de la scène à la rue…

Des jeunes de divers horizons se réunissent chaque année pour monter un spectacle qui est joué lors du festival Babel (3 et 4 avril, Théâtre Marny), et cette année, leur collaboration se poursuivra pour la Zinneke Parade. Comment crée-t-on un spectacle d’une telle envergure avec de jeunes amateurs, dont certains découvrent tout d’une pratique artistique ? Quelle métamorphose connaîtra le spectacle de la scène à la rue ? Bien que le spectacle ait été pensé dès ses premiers pas pour la parade, quel travail nécessite une telle adaptation ? La surprise reste entière pour le public !
Pour tous ces jeunes dont la vie pèse lourd, monter sur les planches et se sentir artiste, le temps d’un spectacle, c’est une vraie bouffée d’oxygène. Répéter pour Le Magicien d’eau, c’est plonger dans l’imaginaire, sortir de leur quartier, s’évader… Mohammed Allouchi, artiste et animateur pour la création du spectacle, explique sa démarche : « Pour travailler dans ce type de projet, il ne faut pas oublier d’où les gens viennent ; avant de travailler avec ces jeunes, il faut s’intéresser à leur vie, à qui ils sont. Le théâtre est un outil pour leur apprendre à devenir adulte : le travail en équipe, le respect des consignes, le résultat devant un public et l’adrénaline le jour de la représentation… C’est un long processus d’apprentissage et de plaisir. Le spectacle n’est pas celui dont je rêve moi en tant qu’artiste, mais il doit être le plus agréable possible pour le public et le plus chouette à jouer pour les participants. Ce qui compte, c’est qu’ils soient impatients de jouer leur rôle. ».
Le Magicien d’eau est à l’image des multiples projets qui se créent pour la Zinneke Parade : une nécessaire conscience des réalités de chaque territoire, le sens de l’humain, de la rigueur, le tout dans un esprit plein de folie !